DÉPART DE DIGGERS REST.
À la fois heureux et triste de quitter la ferme, nous avons préparé notre van, profité d’une dernière soirée entre amis, puis, fait nos adieux à tout le monde.
Avant de partir, Alida nous a gentiment donné le contact de Jenny et Terry. Ils vivent non loin de la ville de Kununurra et disposent d’un grand terrain qui pourrait convenir pour garer notre van.
Entre temps, nous sommes retournés dans le camping (le même qu’à notre arrivée dans la ville) pour quelques jours, avant de se rendre chez Jenny et Terry.

JOURNÉE D’APPROBATION.
Le jeudi, premier jour de notre travail à 5:30 du matin.
Une navette nous récupère au point de rendez-vous et nous amène dans la ferme qui se situait à 30min de la ville. Nous étions 20 personnes.
Le travail consistait avec l’aide d’une pioche, à enlever les plants de maïs avec toute sa racine. Nous devions arracher ceux qui dépassaient des rangées, cela permet ainsi, aux machines de récupérer le maïs plus efficacement. Nous étions chacun, assignés à un rang de 4 lignes de maïs qui portait notre nom. On était à la fois surveillés sur le temps que nous passions entre les rangs, et la qualité. Il a fallu un temps d’adaptation pour prendre le rythme et le coup de main.
En fin de journée, contents et fatigués, on reprend la navette pour le retour en ville. Avant de repartir, on a eu une surprise. Le patron sort une liste de nom et annonce: “Ceux que j’appelle, vous revenez lundi”. Il a appelé seulement 13 personnes sur 20. Ceux qui non pas été retenus, sont priées de trouver une autre ferme pour travailler. Personne ne savait que cette journée était un test. Nous avons trouvé ce procédé très indigne et révoltant.
Parmi les noms cités, il y avait le mien, mais malheureusement, pas celui de Johan. Nous étions vraiment de la main d’oeuvre facilement jetable et je me suis demandée si j’allais tenir les 6 semaines.
Pour Johan, le moral était vraiment au plus bas et pas moyen d’avoir un autre poste de disponible avec le job shop. Pour lui, voilà de nouveau le procédé de pointage tous les vendredis, 13h00, à l’office. La galère…
LE TRAVAIL DANS LES CHAMPS.
Pour moi, j’étais dans le maïs toute la journée. Levé à 4h30-5h00, retour à la maison dans l’après-midi, cela dépendait des jours. Arracher le maïs, marcher au soleil, où les pieds dans la boue lorsque les champs étaient irrigués, 30min de pause déjeuner. Une moyenne de 9 à 12km par jour, j’ai refait ma silhouette!

Le gros point positif, c’est que nous étions chez Jenny et Terry, les amis de Alida et Roderick. Nous ne payons pas de loyer et Ils habitent à 25min du centre de kununurra. Jenny nous a proposé de dormir dans la maison puisqu’il y avait 2 chambres de plus à l’étage, avec la salle de bain. La 1ère semaine, nous ne voulions pas nous imposer et profiter de sa générosité, nous avons séjourné dans leur grand jardin. Puis, la semaine suivante, nous avons accepté sa proposition. Quel confort que de pouvoir se lever du lit et s’habiller debout (pas comme dans le van).

Jenny travaille à Coles à temps partiel et Terry à la mine de diamant du lac Argyle. Il rentre à la maison une semaine sur deux. Il y a aussi Baileys le chat (oui comme la boisson digestive accompagnée d’un glaçon à la fin d’un repas). Jenny élève coqs, poules et canards. On a le droit à de bon oeufs frais tous les jours!!
BOULOT, METRO, DODO.
Johan m’amenait et venait me récupérer au travail. Il s’occupait du van, de la cuisine, des animaux. Cela a duré 2 semaines avant qu’il ait une nouvelle offre d’emploi. La compagnie pour laquelle on l’avait appelé était “Quintis – Sandalwood”, prévue pour une durée de 6 semaines.
Il était dans une équipe de 3, avec un Italien et un autre Français. Son rôle était de ramasser des bûches de bois situé dans de grandes parcelle de forêt.
Le coeur de l’arbre, appelé hardwood, est transformé en huile essentielle pour la cosmétique haut de gamme (très chère).
Nous étions contents, on avait tous les deux du travail! À cette étape de notre aventure, nous avions une organisation bien chronométrée:
Réveil à 4h30 du matin. Johan s’habille dans la salle de bain. Une fois qu’il a fini, je prends sa place. Lui, en attendant, prend son petit déjeuner dans le van (pot de yaourt avec des céréales muesli).
Au alentour de 5h00, on prend la route, je prends mon petit déjeuner pendant que Johan conduit. Il nous faut environ 20min pour me déposer au point de rendez-vous pour ma navette. Celle-ci me récupère à 5h30 et j’arrive dans la ferme de maïs pour 6h00.






Pendant ce temps, Johan se rend également à son point de rendez-vous. Là, il laisse la journée le van à l’endroit où l’on vient le chercher.
Pour le retour, on a toujours réussi à s’organiser, on finissait à peu près à la même heure.
Nous étions vraiment à ce moment, dans un quotidien: boulot métro dodo.
BALLADES
Heureusement que Jenny et Terry, nous on fait découvrir les environs de Kununurra que nous n’aurions pas fait en temps normal.

Nous avons eu le droit à des plats délicieusement préparés et épicés par Terry. Un vrai cordon bleu! Il adore tous ce qui tourne autour de la cuisine (il a beaucoup de livres de cuisine). Nous avons eu des Tacos, pâtes bolognaise, plats vietnamiens, pizzas maison…Nous avons même goûté le fameux poisson que les australiens raffolent et qu’il a lui-même pêché en cette période: le Barramundi.
NOUVEAU TRAVAIL.
Durant ma 6ème semaine de travail, rebondissement. Bien qu’il y en avait encore pour 2 semaines, on annonce à l’équipe de Johan que leur mission est terminée. Le quota d’arbre coupé est atteint.
Bon le travail était bien payé et nous avions assez économisé. Nous avions donc en tête que je terminais ma dernière semaine, puis, que nous reprenions la route.
Entre temps, le soir même de son dernier jour de travail, le manager de Johan a passé quelques coups de téléphones et un nouveau job s’est profilé. Johan a eu un poste dans une ferme d’emballage pour melons et butternuts « BTS Packing Shed », il a commencé le mardi. Comme moi je ne travaillais plus qu’un jour sur deux, j’ai pu intégrer l’équipe dans cette même ferme le lendemain.
Nous qui pensions reprendre la route à la fin de ma dernière semaine, nous sommes restés 2 semaines de plus à Kununurra.
Tous les matins, l’équipe est assignée à ranger les butternuts, selon leur taille, dans de grandes caisses. Après le déjeuner, on s’occupe du melon. Les filles rangent les fruits et légumes dans des boites à la chaîne et les garçons récupèrent et empilent les boites (qui pèsent environ 18kg). Tout cela est envoyé dans les camions de transport, direction les supermarchés.
Nous avons été polyvalents, à la fois aux machines, la mise en boite des melons, le montage et la gestion des boites par exemple.
C’était assez physique et nous faisions des journées de 9 et 12 heures quotidiennement. Au bout de 2 semaines, ayant assez économisé, nous pouvions nous permettre de reprendre la route.
DÉPART DE KUNUNURRA.
Avant de partir, Terry nous a fait une vérification de notre van. Étant un peu mécanicien, il nous a changé le filtre et fait la vidange.
La vielle de notre départ, nous avons invité Jenny et Terry au restaurant, nous sommes allés au ”Pumphouse”. Un endroit assez sympa tenu par des français. La nourriture est bonne et la vue est magnifique avec son coucher de soleil entre la rivière et les collines.
Le lendemain, nous avons pris la route, c’était le vendredi 17 Août.




