LA VILLE AUX LANTERNES.
Pour notre périple, nous avons sélectionné la ville de Chiang Mai située au nord de la Thaïlande pour participer au festival des lanternes.
Pour s’y rendre, on a pris le bus de nuit depuis Bangkok à la gare Mo Chit terminal. Nous avons directement acheté nos billets au comptoir. Il y a l’embarra du choix avec ces multiples compagnies postées en intérieur et extérieur du hall. Là, nous attendons notre bus et c’est parti pour 11 heures de route!
Le trajet, moins confortable, n’était pas des plus agréables. Rester assis sur une période aussi longue donnait mal au dos aux fesses et aux jambes.
On arrive enfin à destination aux alentours de 11h00 du matin. Pour atteindre notre hôtel, une petite marche de 20min nous a fait le plus grand bien. Le propriétaire n’étant pas disponible pour nous accueillir, nous avait laissé à l’entrée de l’accueil une pancarte à la vue de tous: “Johan, your room is nº 6 and your keys are in front of the door »(Johan , votre chambre est la nº 6 et les clés se trouvent en face de la porte).
Après s’être installé, on flâne dans la ville entre les marchés et les temples. Le soleil est au rendez vous et il tape fort.
Sur le retour vers notre logement, dans la même rue, on voit un écriteau: ici glaces maison. Pourquoi ne pas tester? Pour y accéder, on passe par le garage d’une maison. Bien sûr, on enlève nos chaussures. Puis, prenant l’escalier, on accède à l’étage supérieur qui donne sur une pièce permettant de prendre un café et les glaces faites maison. On s’installe sur une table basse avec des coussins puis nous commandons les glaces. Il n’y avait pas beaucoup de parfum mais elles étaient vraiment délicieuses.
LÂCHER DE LANTERNES.
Le lendemain, nous nous promenons parmi les lanternes, on goûte à quelques mets Thaïlandais. La ville s’illumine de milles couleurs à la nuit tombée. Le parfum des stands de nourriture s’entremêle avec celui des encens et le brouhaha des marchands et musiciens.
Nous prenons une composition florale que nous déposons sur la rivière. Un peu plus loin, nous allumons notre lanterne et la laissons s’élever telle une étoile emportant nos souhaits dans les cieux.
Le scintillement de toutes ces lumières lâchées en même temps est magnifique. Le temps se fige et se compose entre tradition et modernité.
Derrière cette coutume, la légende raconte que Nang Nopphamat, fille d’un prêtre Brahmane était intelligente et d’une extrême beauté. Le roi Phra-Ruang en tomba amoureux et fit d’elle sa concubine royal.
A la même époque, les hindous célébraient le 12e mois lunaire, leurs dieux avec des lanternes montées sur de longues perches. Mais aussi, par un lâcher de lanternes dans le fleuve pour rendre hommage à la déesse Gangâ « Mère des Eaux ». Cette tradition atteignit la Thaïlande royaume Môn d’Haripunchai, Lanna et Sukhothai.
Le roi Phra-Ruang organisa alors un concours de « lanternes flottantes ». Ce fut Nang Nopphamat qui remporta la compétition. Il décréta que la magnifique création de la concubine, confectionnés avec un tronc de bananier comme flotteur et des feuilles de bananier pour la décorer en forme de feuilles de lotus, serait désormais utilisé comme modèle à la nouvelle cérémonie thaï des Lumières: Loi Krathong.
On y place une bougie allumée, de l’encens et des fleurs. Les Thaïlandais les y déposent sur les rivières pour exorciser leurs fautes.



