– UN PEU D’HISTOIRE.
DÉBUT DE LA COLONISATION.
C’est sous une impulsion à la fois religieuse et commerciale, que la conquête française est menée au Vietnam sous le Second Empire. Cela sera l’élément déclencheur de la première intervention française sur ce territoire.
Durant la période de la colonisation française, le Viêtnam est divisé en trois entités administratives. Au Sud, la colonie de Cochinchine sous tutelle française. Au Centre, l’Annam sous le protectorat de la France, et au Nord, le Tokin semi-protectorat.
L’union indochinoise est créée en 1887. Hanoï devient alors la capitale de l’Union indochinoise (avec ses cinq composantes: Tonkin, Annam, Cochinchine, Cambodge et Laos).
SECONDE GUERRE MONDIAL.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Japon établit un protectorat sur l’Indochine française. L’administration française reste en place. En contrepartie, les Japonais disposent de quelques bases militaires. Le Viêtnam lutte alors sur deux fronts.
En août 1945, le Viêtnam avec la Chine et l’Angleterre, lancent une insurrection contre les Japonais. Après la capitulation de celui-ci, Ho Chi Minh proclame à Hanoï (ville principale du Tonkin), l’indépendance de la République démocratique du Vietnam. L’implication des Chinois dans la défaite du Japon leur permet de s’installer au nord à Tonkin et les Britanniques de s’installer au sud (Cochinchine), au Laos et au Cambodge.
C’est alors que l’Angleterre en profite pour réarmer les troupes françaises de Cochinchine et libérer les prisonniers de guerre. La France se réinstalle donc en Indochine, renforcée par un corps expéditionnaire commandé par le général Leclerc. Elle est prête à accorder l’autonomie politique, soit la liberté aux différents pays indochinois. Cependant, ils s’engagent à rester dans le cadre de l’Union Française qui regroupe tous les pays que la France contrôle. L’accord est donc signé en ce sens le 6 mai 1946, entre Ho Chi Minh et les représentants français du gouvernement du général De Gaulle.
GUERRE D’INDOCHINE.
Cependant, pour plusieurs raisons, la situation se dégrade rapidement. Les fervents communistes supportent mal la présence française. Les heurts se multiplient. Le Viêtnam se soulève à Hanoï en décembre 1946 et c’est le début de la guerre d’Indochine.
En 1950, que les français sont battus à Cao-Bang. Ils se regroupent donc dans le delta du Fleuve Rouge et autour de Hanoï. Ils doivent affronter des unités importantes du Viêtnam mais aussi combattre dans une région devenue hostile par la propagande politique, planifié par les opposants.
Le 21 juillet 1954, la France reconnaît l’indépendance des pays indochinois (Cambodge, Laos, et Viêtnam). Les réfugiés peuvent donc choisir librement dans quelle partie ils veulent vivre. Le Viêtnam du Nord reste sous un gouvernement communiste. Au Viêtnam du Sud, des élections devaient avoir lieu pour une possible réunification. Mais rapidement, sous la direction de Ngo-Dinh-Diem pro-américain, il établit un régime dictatorial et familial, les élections sont alors abandonnées.
En 1957, se regroupe les communistes, les nationalistes, des bouddhistes du Viêtnam du sud et le monde Arabe. Ils entrent en lutte armée contre le gouvernement Ngo-Dinh-Diem.
GUERRE DU VIÊTNAM.
Le Pays est séparé en deux nouveaux États : le Nord Viêtnam et le Sud-Viêt Nam. Mais cette séparation est remise en cause.
L’une des raisons s’oriente vers le refus de la division du pays par les nationalistes et l’établissement d’une dictature au Viêtnam du Sud.
La Guerre Froide qui oppose les États-Unis et l’URSS est également une autre raison. D’un côté les États-Unis soutenant à ce moment le Viêtnam Sud. De l’autre côté, l’URSS allié à la Chine soutient le Viêtnam du Nord.
Pendant 4 ans, de 1955 à 1959, chaque partie aident les deux États à s’armer. En décembre 1959, la confrontation de la guerre du Viêtnam débute. Elle durera plusieurs années avec un lourd bilan humain et matériel.
La signature en 1973 des accords de paix de Paris met fin à la guerre. Les deux États furent réunifiés pour former l’actuelle République socialiste du Viêtnam. La capitale basée à Hanoï devient alors parti unique.
– PRISON HÒA LÒ.
La prison Hòa Lò, rend hommage aux anciens prisonniers révolutionnaires qui, lors de la Guerre d’Indochine, se sont battus pour faire valoir leur droit et liberté.
La construction fût décidée par l’administration coloniale Française dont sa fonction consiste à incarcérer les patriotes Vietnamiens et les combattants révolutionnaires. Avec ses plus de 12 000m2, elle fût l’une des plus importante prison d’Indochine.
A travers les différentes pièces qui compose le musé, on se rend compte de tout l’horreur qu’engendre la guerre. Les cellules exiguë pour hommes et femmes, les cellules isolées pour les condamnés, les cachots et les salles d’expositions.



