10 MUSTER

  • L’ÉVÉNEMENT.

A la fin de la semaine, un grand événement se préparait pour les jours à venir: Le Muster.

Cela consiste à regrouper les bêtes éparpillés sur les terres afin de faire une sélection. Celles qui seront gardées dans la ferme, et celles qui seront prévues pour la vente. On y procède également au tri des veaux pour les marquer au fer rouge, couper les cornes et procéder à la castration des jeunes mâles.

Plusieurs personnes, voisins, amis, venus de toute l’Australie sont au rendez-vous. Nous avons été très heureux d’avoir pu y participer, c’était une expérience unique et inoubliable avec de belles rencontres.

  • ÉTAPE 1: RASSEMBLEMENT DES BÊTES.

Le Muster se divise en plusieurs étapes:

D’abord, il y a le Mustering.

À l’aide d’un hélicoptère, celui-ci a pour rôle de repérer les bêtes sur le territoire et de les diriger vers les cavaliers. Ceux-ci vont alors les encadrer pour former le troupeau. Il faut souligner aussi que dans ce procédé, il n’y a pas chien. Ils sont remplacés par les chevaux. Le risque étant que les bêtes en contact des chiens, les prennent pour des Dingos qui attaquent les veaux et seraient ainsi tués par le troupeau.

 

 

Il y a aussi des voitures appelées Bullcatcher. 4×4 sans toit, sans porte, ni ceintures. 2 roues de protection devant et derrière, au cas où une vache ou boeuf rentre dans la voiture. Cette voiture permet de courser une bête n’importe où si celle-ci s’échappe du troupeau.

 

  • ETAPE 2: LE TRIE DES BÊTES.

L’ensemble du bétail est ramené jusqu’au Yard où s’effectue un tri appelé Drafting.

 

La sélection, effectuée par l’oeil expert de Roderick, regroupe certaines bêtes qui partent à la vente (exportées) et d’autres qui sont gardées dans la ferme. Les jeunes veaux sont aussi triés. Certains rejoignent le groupe mis à la vente et d’autres retrouvent leur mère.

Cette semaine, nous avons fait un décompte total de 600 bêtes!

 

  • ÉTAPE 3: PROCESSING.

Une fois la sélection effectuée, le travail de “ Processing “commence pour les jeunes veaux.

En 3 catégories, il y a d’abord le “Burning ». On marque au fer rouge l’année de naissance et la ferme à laquelle ils appartiennent.

Ensuite le “Cutting”. On coupe avec une tenaille les cornes. Cela évite qu’ils se blessent entre eux.

Enfin, la castration pour les mâles. Il y a plusieurs méthodes de castration dont l’anneau de caoutchouc (qui bloque la circulation sanguine jusqu’à ce que les testicules meurent et tombent) la pince de Burdizzo (qui va écraser pendant 10 secondes le vaisseau sanguin dirigé vers les testicules). Et l’incision des testicules pratiqué par Roderick. Je me suis dit en moi-même que les veaux étaient très courageux de subir toutes ces opérations et ensuite se mettre sur leur 4 pattes rejoindre le reste du groupe.

 

En tout le Muster est sur une période d’environ 3 semaines. Nous les avons aidés la 1ère semaine, mais pour la moitié de la semaine suivante, nous les avons laissés car les bêtes étaient beaucoup plus loin, je vous rappelle que Alida et Roderick ont plus d’un million d’hectare !

 

 

 

 

  • LA VIE À LA FERME.

Un jour, tôt le matin (aux alentours de 4h00, il faisait nuit), nous avons conduit Alida au campement qui se situait à 30 kilomètres. Ils avaient besoin d’elle en tant que cavalière pour regrouper les bêtes. Nous avons pris sa voiture pour la déposer, puis nous sommes rentrés à la ferme.

Sur le retour, peu à peu que le soleil se montrait et nos yeux ont découvert le paysage qui nous entourait. La nature était paisible et calme. Une terre sèche et aride. Nous étions sur une autre planète.

 

À la ferme, nous nous sommes donc retrouvés à 5. Moi, Johan, Nettie, Tash et Chris. En cette période de calme nous avons fait la rencontre d’un invité surprise! Un python dans la cuisine!

Quelle surprise nous avons eu le matin !!! Attiré par les oeufs frais des poules, le serpent voulait en faire son petit déjeuner. On a essayé de le déloger en faisant du bruit mais celui-ci s’est réfugié dans le faux plafond de la cuisine et ne voulait plus en sortir. Bon, on avait quand même besoin de la cuisine et puis on était chez nous! Pour le coup, on a laissé le python tranquille et nous avons continué à faire nos plats.

 

 

On a fait de l’équitation avec Nettie, quelques balades en quad, entretenu la ferme. J’ai même pu apprendre à tresser des cordes en peau de kangourou. La vie était tranquille, mais toujours pas de travail en vue.

Nous commencions à désespérer. Jusqu’à ce qu’un lundi, on reçoit un coup de téléphone.

C’était le job Shop qui nous proposait un travail dans une ferme de maïs. Un contrat de 6 semaines pour tous les deux et qui commençait le jeudi suivant. Il était nécessaire de se rendre à l’office la veille pour les papiers.

 

 


 

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